Quel statut juridique pour gérer un gîte ou une chambre d'hôtes ?
LMNP, micro-BIC, SCI, auto-entrepreneur... Le guide des statuts juridiques selon le nombre de logements que vous gérez.

Pourquoi le statut juridique est important
Le choix du statut juridique impacte directement votre fiscalité, vos obligations comptables et votre responsabilité. Un mauvais choix peut vous coûter des milliers d'euros en impôts supplémentaires. Ce guide vous aide à choisir en fonction de votre situation : nombre de logements, revenus prévisionnels et objectifs.
De 1 à 3 logements : les statuts les plus courants
Pour les petits hébergements (1 à 3 logements), le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) au régime micro-BIC est le plus fréquent. Il permet un abattement forfaitaire de 50% sur les revenus locatifs, sans comptabilité complexe. Conditions : revenus locatifs inférieurs à 77 700€/an. Au-delà, le régime réel simplifié devient obligatoire mais permet de déduire les charges réelles (travaux, intérêts d'emprunt, amortissement). Pour les chambres d'hôtes, attention : si vous proposez le petit-déjeuner et que vos revenus dépassent 5 348€/an, vous êtes soumis aux cotisations sociales (MSA ou URSSAF selon votre situation).
5 logements et plus : structurer son activité
À partir de 5 logements ou si vos revenus locatifs dépassent 23 000€/an, vous pouvez basculer en LMP (Loueur Meublé Professionnel) avec inscription au RCS. Avantage : les déficits sont imputables sur le revenu global et les plus-values bénéficient du régime professionnel après 5 ans. Autre option : la SCI (Société Civile Immobilière) à l'IS, qui permet de réinvestir les bénéfices dans de nouveaux biens avec une fiscalité maîtrisée. L'auto-entrepreneur (micro-entreprise) est aussi une option pour les revenus modestes, avec un plafond de 188 700€ pour les locations meublées.
Les obligations déclaratives
Quel que soit votre statut, vous devez : déclarer votre activité en mairie, obtenir un numéro SIRET, collecter et reverser la taxe de séjour, déclarer vos revenus locatifs. Pour les chambres d'hôtes, une déclaration spécifique en mairie est obligatoire. Certaines communes imposent aussi une autorisation de changement d'usage pour la location meublée touristique. Un logiciel comme HoteBoost vous aide à automatiser la collecte de la taxe de séjour et à tenir un registre des voyageurs conforme. Pensez aussi à bien rédiger votre contrat de location.
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